Jonathan Benchimol, économiste chez Seven Equities, commente les évènements de la semaine.

Lundi 16 avril à  11h : Prix à  la consommation en Zone Euro. ” Les perspectives à  moyen terme pour la stabilité des prix restent sujettes à  des risques haussiers, une surveillance très attentive de toutes les évolutions est donc justifiée ” déclarait Jean Claude Trichet, lors de sa dernière conférence de presse (Jeudi 12 avril). L’indice des prix à  la consommation en Zone euro sera donc particulièrement suivi. On suivra de près la portée sur l’indice filtré de l’énergie et de l’alimentation, afin que les acteurs de marché puissent définir la réelle provenance de la variabilité des prix à  la consommation. En effet, ” à  un horizon de moyen terme, les perspectives d’évolution des prix restent sujettes à  des risques haussiers et ceux-ci sont liés à  la possibilité de nouvelles (hausses) des prix du pétrole. De manière plus fondamentale, des développements supérieurs aux attentes en termes de salaire pourraient aussi constituer des risques haussiers significatifs pour la stabilité des prix, surtout au vu de la dynamique favorable observée sur les marchés du travail ces derniers trimestres “. La décomposition de l’indicateur des prix à  la consommation sera donc plus attendue que l’indicateur brut car il pourrait confirmer les anticipations du marché d’une augmentation du “refi” à  4% avant juin. Cette anticipation est presque partagée par le gouverneur de la BCE, ne cachant pas que sa ” politique monétaire conserve un côté accommodant “. Coté prévision, nous attendons une hausse de +0,4% des prix à  la consommation en Zone euro pour le mois de mars, alors que le consensus s’établit à  +0,6%.

Mardi 17 avril à  15h15 : Production Industrielle du mois de mars aux Etats-Unis. La production industrielle américaine est attendue en quasi stagnation à  +0,1% pour le mois de mars, selon nos estimations. L’atterrissage en douceur de l’économie américaine se réalise effectivement. Cependant, cet affaiblissement commence à  inquiéter les analystes. La croissance américaine pourrait en effet ne pas progresser pour le mois de mars, et marquer le pas pour les mois à  venir. L’immobilier américain inquiète et malgré l’optimisme de la Fed, la croissance américaine n’est pas assurée. De plus, avec un euro pour 1,35 dollar, les cambistes anticipent aussi une faiblesse dans l’économie américaine par rapport à  l’économie de la Zone euro. Amplifiée par les retards et défauts de paiement sur les crédits immobiliers ainsi que par la hausse des prix de l’énergie, l’inquiétude sur l’économie américaine grandit. La mesure de l’indice de la production industrielle pour le mois de mars sera donc un excellent indicateur de la décomposition sectorielle d’une éventuelle croissance. Enfin, dans le but de bien évaluer la marge de manoeuvre de la Fed, nous regarderons de près l’évolution du CPI.

Jeudi 19 avril à  16h : Indicateurs avancés du Conference Board aux Etats-Unis. Cet indicateur est important pour deux raisons. La première est l’indicateur lui-màªme, auquel s’ajoute la décomposition des différents indicateurs (avancés, retardés et coà¯ncidents). Une attention soutenue devra alors àªtre portée sur le secteur de la construction et immobilier, composante de l’indicateur avancé. La seconde raison réside dans l’importance des révisions des indicateurs précédents. Bien qu’attendu en stagnation par le consensus des économistes, l’indicateur pourrait avoir une grande influence sur les marchés si la révision des indicateurs précédents prend de l’importance. Nous attendons pour notre part une légère baisse de l’indicateur, à  -0,1%. Après une baisse de -0,5% de cet indicateur, une hausse certaine n’est pas immédiatement envisageable en regard des fondamentaux économiques à  venir outre atlantique.

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