Profitons de la tràªve du marché américain en ce week-end prolongé de Thanksgiving pour rappeller le contexte actuel. Depuis le plus haut du mois de septembre et la reprise d’un été ombrageux, le S&P 500 et le Dow Jones sont en baisse de presque 10%, en accélération ces derniers jours.
Le responsable en est la bulle immobilière américaine et plus particulièrement l’excès d’offre de crédits hypothécaires à  des spreads non ajustés au risque réel. L’erreur commise et répétée régulièrement dans l’histoire est de considérer l’actif sous-jacent, la pierre, comme sans risque et d’offrir des leviers excessifs.
Pour souligner les faits, depuis septembre 2006, les ventes de constructions neuves sont en baisse de 42.2% et les ventes de maisons anciennes sont en chute de presque 60%. L’indice S&P / Case Shiller souligne un impact sur le prix des biens avec une perte de valeur sur un an de près de 4.4% et la tendance ne fait que se confirmer. Les dommages collatéraux sont importants avec l’ensemble des principales institutions financières impactés par ses tensions.
Après des baisses successives de 75 points de bases de ses taux directeurs afin de limiter au mieux les tensions financières, les marges de manoeuvres de la Fed semblent limités si l’inflation demeure une de ses préoccupation.
Avec un dollar ne cessant de s’enfoncer, l’‚¬/$ est à  son plus haut historiques à  plus de 1.48, et un pétrole se rapprochant des $100 le baril, les options offertes se réduisent d’autant.

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